Sorti il y a plusieurs mois, octobre 2009 plus précisément, Brütal Legend est un jeu comportant plusieurs DLC et qui as fait « moins de ventes que prévu »… Pourquoi ? Est-ce parce qu’il n’est finalement pas un bon jeu ? Car il a trop déçu ? Revenons plutôt sur ses qualités et ses défauts.
On suit donc l’histoire du roadie (technicien), nommé Eddie Riggs, d’un groupe de jeunes comme on en voit tant (vous savez ceux qui à la simple mention de leurs noms voient les jeunes filles hurler et s’évanouir), déçu par l’actuel état du monde musical et nostalgique de l’age d’or du métal. En sauvant un des membres du groupes qui s’était mis en danger par une de ses pitreries Eddie se retrouve grièvement blessé, et par l’écoulement de son sang dans sa boucle de ceinture stylisée, se retrouve transporté dans le monde du métal.
Il s’y fait très vite, agressé par des prêtres de sang démoniaques et des nonnes de combat. Par chance il rencontre la jeune rebelle humaine Ophélia qui va l’aider. Ensemble ils s’échappent et Eddie rejoins la « cause pour la libération de l’humanité » (composé au début de trois personnes…). Le reste du jeu n’est alors que le suivit du groupe des « métalleux » à travers leurs luttes contre l’empereur Doviculus et ses sbires.
Le jeu se veut très tourné vers l’humour, dès le début blagues et comique de situation fusent, et ça tout du long. Bien sur certaines personnes n’apprécieront pas cet humour, mais il est loin d’être gras et bête comme on pourrait s’y attendre de la part de métalleux (stéreotypés). On pourrait croire d’ailleurs vu le coté « pour le fun, rien que le fun » du jeu que l’histoire ne sera qu’une vaste blague sans vrai intérêt scénaristique. Et bien non, on as droit a des morts sans résurrection, des retournements de situation et autres, et ils ne sont pas « ridicules », autrement dit, on as droit a un bon alliage d’humour et de sérieux (seul petit bémol les phrases glorieuses un peu ratées).
Par ailleurs Tim Schaffer, maitre d’œuvre de Psychonauts et de Day of the tentacle et aussi celui de Brütal Legend, ne lésine pas sur les moyens, non pas techniques avec moult effets de lumières et de particules, mais plutôt au niveau du casting. Car oui, mis a part Jack Black qui prête son physique et sa voix à Eddie, de nombreuses stars du métal sont représentées ET doublée (en original) par eux-même, on y retrouve donc Lemmy (Bassiste-chanteur de Motörhead), Rob Halford, (le chanteur de Judas priest) ou encore Ozzy Osbourne.
Et mieux encore, même si la BO est sublime et ponctuée de voix pour le moins célèbres, la version française du doublage fait intervenir plusieurs doubleurs importants et assez connus mais surtout doués : le doublage français est d’excellente qualité et d’assez nombreux joueurs le préfère à la version originale, les intonations y sont parfaitement respectés et les doubleurs sont dans la peau de leurs personnages, ce qui est, il faut l’avouer assez rare pour être souligné.
Venons en au cœur du sujet : le gameplay.
Celui-ci s’avère accrocheur, c’est le moins qu’on puisse dire, mais hélas il perd un peu de sa force avec la suite du jeu, bien que la prise en main soit parfaite…
Le jeu se partage un style mi-beat’em all, mi-STR. La partie STR pouvant faire peur lorsqu’on pense à « console de jeu » est ici très bien gérée, rien d’extraordinaire, mais dynamique et facile de prise en main. Le coté beat’em all lui s’essoufflera (bien que faisant un très bon départ) car les quelques combos debloquables son bien peu pour se prolongez tout le jeu durant… Par contre certains ont trouvés regrettable l’absence de saut, mais bon, en réalité ce n’est guère pénalisant. Même si le jeu peut dérouter à quelques moments, avec un peu de concentration, vous le réussirez assez facilement, même trop dirait-on, ce qui est assez dommage. Commencer le jeu dans sa plus haute difficulté possible (Brutal) est même conseillé; les succès eux même sont d’ailleurs plutôt simples, avec un peu de méthode et de patience, à obtenir.
Mais cette difficulté pourrit le jeu car trop facile et trop intense, il se finit trop vite, en général en 7 heures de jeu (25 heures de jeu pour les plus gros acharnés qui veulent finir le tout dans son intégralité), et bien que les missions soient rejouables et le mode multijoueurs bien pensé (mais un peu déserté), le jeu a donc une faible durée de vie.
Les graphismes, quand à eux, sont desservis par un moteur « molasson », mais sauvés par des maitres du design, en effet, l’ambiance graphique et le look de tous les personnages est assez unique. Ce style graphique donne d’ailleurs sa touche personnelle à Brütal Legend.
Voici venir le gros point fort du jeu : sa tracklist.
Car oui Brütal Legend est un jeu par et pour les métalleux et amateur de hard rock, et nous avons droit à plus de 100 morceaux des plus grand groupes de métal (Anthrax, Megadeth, Black Sabbath, Judas priest et bien d’autres), de tous genres et de toutes époques, et ce ne sont pas forcement leurs meilleurs morceaux qui se retrouvent projetés dans le jeu mais avant tout des morceaux qui colle à la peau de la mission où on les entend. A ce niveau d’ailleurs, l’immersion est à son comble tant la musique correspond bien au moment de son utilisation.
Le jeu a par ailleurs tellement de clins d’œils (pas seulement au monde du métal) qu’on sent l’amour des concepteurs, TOUS les éléments du jeu ont un rapport direct avec quelque chose, et ça c’est beau, tout simplement.
Pour finir je dirais que ce jeu est celui qu’il faut posséder absolument si l’on est un amateur de métal, ou auquel il faut jouer, au moins, si l’on est pas réfractaire au style.
Les extensions sont par contre, complètement inutiles…
Vidéo de Dazell Kiln
Note globale : ![]()
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7,5 lames sur 10.
Développeur: Double Fine Productions
Éditeur: Electronics Arts
Type de jeu: Beat’em all/ Stratégie
Sortie en France: 16 octobre 2009
Plateforme: 

Classification PEGI: Déconseillé aux moins de 18 ans (mais il est possible de retirer sang et insultes, le jeu vous le proposant même de manière humoristique en début de partie)